Production photovoltaïque à Saint-Rémy-de-Provence : rendement, saisons et effet mistral
Mis à jour le · 11 min de lecture
Saint-Rémy-de-Provence est l'une des communes les mieux placées de France métropolitaine pour produire de l'électricité solaire. Encore faut-il savoir combien une toiture y produit réellement, comment cette production se répartit dans l'année, et pourquoi le mistral est un atout et non un risque. Cette étude rassemble les chiffres — productible, courbe mensuelle, production par puissance — et les met en perspective, graphiques à l'appui. Les données de production viennent de PVGIS, l'outil de référence de la Commission européenne ; les règles économiques, de l'arrêté du 1er juin 2026.
Combien produit un panneau solaire à Saint-Rémy-de-Provence ?
Combien produit un panneau solaire à Saint-Rémy-de-Provence ?
À Saint-Rémy-de-Provence, comptez environ 1 470 kWh par kWc et par an (données PVGIS, plein sud, 30°). Une installation de 3 kWc produit ainsi près de 4 400 kWh, un 6 kWc environ 8 800 kWh et un 9 kWc environ 13 200 kWh par an — parmi les meilleurs rendements de France métropolitaine.
Et pour votre toiture, concrètement ?
Simuler ma production à Saint-RémyDevis gratuit · Sans engagement · Garantie décennale en Vaucluse
Le gisement solaire de Saint-Rémy, parmi les meilleurs de France
Commençons par situer Saint-Rémy sur la carte du rendement. Le productible — la quantité d'électricité qu'un kilowatt-crête installé produit en un an — y atteint environ 1 470 kWh par kWc, plein sud à 30° d'inclinaison, d'après PVGIS. C'est légèrement au-dessus d'Avignon (≈ 1 446 kWh/kWc) et très loin devant la moyenne nationale, de l'ordre de 1 100 kWh/kWc.
Source : PVGIS, Commission européenne
L'écart avec la moyenne française — près de 34 % — n'est pas anecdotique : il signifie que la même installation, le même matériel et le même budget produisent un tiers d'électricité en plus à Saint-Rémy qu'ailleurs en France. C'est ce surcroît de production qui raccourcit le temps de retour d'un projet, comme nous le verrons plus loin. Précisons un point de méthode : Saint-Rémy et Avignon sont deux points de mesure distincts. Leurs productibles se ressemblent parce qu'ils partagent le climat du sud de la vallée du Rhône, mais il serait malhonnête de recopier le chiffre d'une ville pour l'autre. Nous retenons donc la valeur propre à Saint-Rémy. Notre article prix de l'électricité et production solaire par région replace ce chiffre local dans le classement des treize régions françaises : Saint-Rémy dépasse même la moyenne de sa propre région, déjà la mieux placée du pays.
La production mois par mois
Un productible annuel ne dit pas tout : la production solaire est très saisonnière, et cette saisonnalité change la façon de dimensionner un projet. Voici la répartition mensuelle, pour une installation de référence de 6 kWc.
Source : PVGIS, Commission européenne
Le contraste est net : près de 980 kWh en juillet, contre environ 470 à 500 kWh en décembre et janvier — un rapport d'environ un à deux entre l'été et l'hiver. Deux enseignements pratiques en découlent. D'abord, l'installation solaire ne remplace pas un chauffage : en plein hiver, quand vos besoins de chaleur sont les plus élevés, la production est au plus bas. Ensuite, et c'est une chance à Saint-Rémy, le pic de production estival coïncide avec les besoins de climatisation. Si vous pilotez vos usages — climatisation, pompe à chaleur, chauffe-eau, recharge de voiture — sur les heures ensoleillées, vous transformez cette production estivale en économies directes plutôt qu'en surplus bradé sur le réseau. C'est tout l'enjeu du dimensionnement : viser la puissance qui maximise l'autoconsommation, pas seulement la production brute.
Envie de chiffres précis pour votre maison ?
Demander mon étude de production gratuiteDevis gratuit · Sans engagement · Garantie décennale en Vaucluse
Ce que ça donne concrètement, selon la puissance
Puisque la production est proportionnelle à la puissance installée, on peut traduire le productible local en kilowattheures annuels pour les trois formats résidentiels les plus courants.
Source : PVGIS, Commission européenne
Un 3 kWc produit environ 4 400 kWh par an, un 6 kWc environ 8 800 kWh, un 9 kWc environ 13 200 kWh. Le 6 kWc est le format le plus vendu, car il couvre la consommation de la plupart des maisons de la commune équipées d'un ballon d'eau chaude électrique et d'une climatisation, tout en restant sous le seuil des 9 kWc qui ouvre droit à la TVA à taux réduit. Attention : produire beaucoup ne sert à rien si vous ne consommez pas cette énergie. Le bon dimensionnement ne consiste pas à couvrir toute votre toiture, mais à caler la puissance sur votre profil de consommation réel. Le budget correspondant à chaque puissance n'est pas propre à Saint-Rémy ; nous le détaillons, poste par poste, dans notre guide des prix d'une installation solaire, et les conditions de la TVA à 5,5 % y sont expliquées en détail.
Autoconsommer plutôt que revendre, depuis 2026
Toute cette production n'a de valeur que si l'on sait quoi en faire. Depuis l'arrêté du 1er juin 2026, la réponse est sans ambiguïté : la consommer soi-même. Le graphique suivant compare la valeur d'un kilowattheure selon qu'il est autoconsommé ou revendu.
Source : Tarif Bleu EDF (base) ; arrêté tarifs d'achat du 1ᵉʳ juin 2026
Un kilowattheure autoconsommé vous évite d'en acheter un à environ 0,1940 € TTC au tarif réglementé. Le même kilowattheure, revendu en surplus à EDF Obligation d'Achat, ne vous rapporte que 0,011 € HT. L'un vaut donc près de dix-huit fois l'autre. Cette bascule est récente : avant la réforme, la revente pouvait constituer un vrai complément de revenu ; ce n'est plus le cas. La conséquence sur un projet à Saint-Rémy est directe : on cherche à consommer sa production sur place, et la revente du surplus n'est qu'un petit bonus. Le mécanisme complet — comment augmenter sa part d'autoconsommation, avec ou sans batterie — est développé sur notre page autoconsommation.
L'atout mistral : la science, pas le marketing
Le mistral a mauvaise réputation, mais pour des panneaux solaires bien posés, c'est un allié. La raison est physique : un module photovoltaïque perd en rendement quand il chauffe. Au-delà de 25 °C de température de cellule — la température de référence en laboratoire — le rendement baisse d'environ 0,35 % par degré supplémentaire. Or, une toiture exposée au soleil d'été peut voir ses modules dépasser 60 °C.
Source : Modèle illustratif Alpilles Solaire, non mesuré
C'est là que le mistral intervient. En balayant la toiture, il refroidit les modules de plusieurs degrés et leur fait retrouver quelques points de rendement lors des journées les plus chaudes — l'ordre de grandeur illustré ici, une récupération de l'ordre de cinq points entre un module sans vent et le même module refroidi, est un modèle indicatif, pas une mesure sur votre installation. À cela s'ajoute un second effet : le vent chasse poussières, pollens et brumes, ce qui limite l'encrassement et éclaircit le ciel. Ce double mécanisme explique en partie pourquoi le gisement des Alpilles dépasse celui de régions pourtant réputées ensoleillées. La contrepartie est connue : dans un couloir de mistral, la pose doit être irréprochable, avec des fixations dimensionnées pour les rafales et un nombre de points d'ancrage renforcé en rive de toiture. C'est un point sur lequel nous ne transigeons pas.
Le seuil de rentabilité à Saint-Rémy
Mis bout à bout — productible élevé, autoconsommation valorisée, aides réduites à la seule TVA — ces éléments placent le temps de retour d'une installation résidentielle en autoconsommation optimisée autour de 9 à 12 ans à Saint-Rémy, sans aucune aide en espèces. Ce repère local ne remplace pas un calcul financier complet : les hypothèses de consommation, de taux d'autoconsommation et d'évolution des tarifs, ainsi que la méthode de projection sur vingt à trente ans, sont communes à tous les projets et détaillées dans notre guide rentabilité 2026. Nous n'y substituons pas un tableau de trésorerie propre à Saint-Rémy : le gisement local raccourcit simplement l'amortissement par rapport à la moyenne nationale.
Vous voulez le chiffre pour votre toiture, et non pour une moyenne de commune ? C'est exactement ce que fait notre étude gratuite : elle part de votre consommation réelle, de l'orientation et des ombrages de vos pans, pour estimer votre production et vos économies — puis vous pouvez demander un devis à Saint-Rémy ou explorer l'ensemble du massif depuis notre page photovoltaïque dans les Alpilles.
Passez de la lecture au projet.
Demander un devis à Saint-RémyDevis gratuit · Sans engagement · Garantie décennale en Vaucluse
Questions fréquentes
Combien produit une installation de 6 kWc à Saint-Rémy-de-Provence ?
Environ 8 800 kWh par an pour une installation de 6 kWc plein sud, bien exposée, à Saint-Rémy-de-Provence. Ce chiffre découle du productible local, estimé à environ 1 470 kWh par kWc et par an par PVGIS, l'outil de la Commission européenne, multiplié par la puissance installée. C'est davantage que la consommation annuelle de beaucoup de maisons de la commune, chauffage d'appoint et climatisation compris. La production réelle dépend toutefois de votre toiture : orientation, inclinaison, ombrages portés par un arbre, une cheminée ou le relief. Notre étude gratuite modélise votre cas précis plutôt que de s'en tenir à une moyenne.
Le productible de Saint-Rémy est-il le même qu'à Avignon ?
Il est très proche, mais légèrement supérieur : environ 1 470 kWh par kWc et par an à Saint-Rémy-de-Provence contre environ 1 446 à Avignon, d'après PVGIS. Ce sont deux points de mesure distincts, séparés d'une vingtaine de kilomètres, et il serait faux de recopier le chiffre d'Avignon pour Saint-Rémy. Les deux villes partagent le même privilège : un ensoleillement du sud de la vallée du Rhône parmi les plus élevés de France métropolitaine, très au-dessus de la moyenne nationale d'environ 1 100 kWh par kWc. L'écart entre les deux villes reste dans la marge d'incertitude de tout calcul de productible.
À quel mois la production est-elle la plus forte ?
En juillet, avec près de 980 kWh pour une installation de 6 kWc, suivi de juin et août. Le creux se situe en décembre et janvier, autour de 470 à 500 kWh mensuels pour la même installation. L'écart entre le mois le plus productif et le moins productif est d'environ un facteur deux. Cette saisonnalité marquée a une conséquence pratique : à Saint-Rémy, la production estivale coïncide avec les besoins de climatisation, ce qui favorise l'autoconsommation si vous pilotez vos usages. En hiver, une installation solaire ne couvre qu'une partie des besoins ; elle ne remplace pas un mode de chauffage.
Le mistral améliore-t-il vraiment le rendement des panneaux ?
Oui, de deux façons. D'abord, un panneau chaud produit moins : au-delà de 25 °C de température de cellule, le rendement baisse d'environ 0,35 % par degré. En refroidissant les modules de plusieurs degrés les jours de vent, le mistral récupère une partie de ces pertes estivales. Ensuite, il balaie poussières, pollens et voiles nuageux, ce qui améliore la clarté du ciel et limite l'encrassement. L'effet exact dépend de la configuration et n'est pas une garantie chiffrée — nous le présentons comme un modèle illustratif, pas comme une mesure — mais il explique en partie pourquoi les gisements de la vallée du Rhône dépassent ceux de villes pourtant plus au sud.
Faut-il orienter les panneaux plein sud à Saint-Rémy ?
Le plein sud à 30° maximise la production annuelle, mais ce n'est pas une obligation. Une orientation est ou ouest ne retire qu'une part limitée du productible, et une pose est-ouest lisse la courbe sur la journée : elle produit plus tôt le matin et plus tard le soir, ce qui recouvre mieux les pointes de consommation d'un foyer et favorise donc l'autoconsommation. Dans le centre ancien de Saint-Rémy, où l'orientation des pans est imposée par le bâti, ce point est décisif : nous simulons plusieurs scénarios pour trouver le meilleur compromis entre production totale et part réellement autoconsommée.
En combien de temps une installation est-elle rentabilisée à Saint-Rémy ?
Généralement entre 9 et 12 ans pour une installation résidentielle en autoconsommation optimisée, sans aucune aide en espèces — la prime ayant été supprimée en juin 2026. Le gisement solaire élevé de Saint-Rémy raccourcit ce délai par rapport à la moyenne nationale, car la même installation y produit davantage. La méthode de calcul complète — hypothèses de consommation, taux d'autoconsommation, évolution des tarifs — n'est pas propre à Saint-Rémy : nous la détaillons dans notre guide national de la rentabilité, auquel il faut se reporter pour le raisonnement financier. Ici, nous ne donnons que le repère local de temps de retour.
Ces chiffres de production sont-ils garantis ?
Non, ce sont des estimations, non contractuelles. Les valeurs de productible et la courbe mensuelle proviennent de PVGIS, la base de données de la Commission européenne, pour un point situé à Saint-Rémy-de-Provence, plein sud, incliné à 30°, avec des pertes système de 14 %. Votre production réelle dépendra de votre matériel, de votre toiture et de la météo de l'année. La courbe de l'effet mistral est, elle, un modèle illustratif destiné à expliquer un phénomène physique, pas une mesure sur votre installation. C'est justement le rôle de notre étude gratuite : partir de votre situation réelle plutôt que d'une moyenne de territoire.
